Étiquette

Famille

Sous mon toit

Tu n’auras pas eu le temps

Ambre_bebe

Aujourd’hui j’ai appris coup sur coup que deux de mes cousins allaient avoir un bébé. Ça m’a fait chaud au coeur, notamment parce que ces cousins-là, je les ai moi-même bercés lorsqu’ils avaient la couche aux fesses. C’était d’ailleurs toujours la guerre entre ma soeur et moi pour savoir qui allaient avoir le privilège de les tenir en premier, de les avoir le plus longtemps sur les genoux, de les faire rire… Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Folie passagère

IMG_2085 (1)

Il m’arrive souvent de me dire que si je voyais ma vie à l’écran, je n’y croirais pas. Je me dirais qu’elle est manifestement exagérée voire grossièrement caricaturale. Qu’une journée débute au petit matin, pour se poursuivre à un rythme effréné au-delà des 22 heures, quasiment tous les jours, non je n’y croirais pas.  Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Le grand décompte

IMG_2103 (1)

Je ne mentirai pas, ça m’a fait franchement mal quand le grand tatoué baraqué de 28 ans qui m’a fait une consultation au gym a maladroitement présumé de mon âge et m’a donné la jeune quarantaine. Ça m’a pétrifié. J’avais tellement honte de lui dire non, de peur de le mettre mal à l’aise. J’ai pas pu répondre. Il a rétorqué « 38 alors? ». Non chose, j’ai pas 38. J’ai 35 et les 7 ou 8 que tu viens de me donner spontanément, je les reçois comme une belle grosse claque dans le visage, celui-là même que tu associes à quatre dizaines et deux unités (je baigne dans les maths de première année). Surtout, t’étais pas obligé de renchérir que je ressemblais tellement à la fille de 18 ans qui s’entrainait à mes côtés la veille que tu lui avais demandé, après coup, si j’étais sa mère. Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Il y a de la farine sur le sofa

FarineMa fille est étonnante à bien des égards. Je le dis souvent, mais je vois davantage en elle une adolescente qu’une enfant. Elle est d’ailleurs fascinée par cette phase de la vie. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps encore, elle me questionnait continuellement sur l’âge des jeunes personnes qui croisaient notre route où qui se trouvaient sur nos écrans. Est-ce que la grande fille est une ado? Le nombre de fois où j’ai entendu cette question frôle le surnaturel. Maintenant qu’elle les repère et les classe aisément elle-même dans les cases « ado » ou « jeune adulte », cette question est devenue désuète chez-nous.  Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Enough is enough

Enough

Une jeune auteure dernièrement reçue à l’émission Plus on est de fous plus on lit, en faisant référence à une récente démarche professionnelle, a abordé le concept d’escalade d’engagement. Une notion qui m’était jusque-là étrangère mais qui n’a pas manqué d’attirer mon attention même si j’étais au boulot et que j’avais franchement d’autre chats à fouetter (j’essaie de me garder informée en travaillant mais j’avoue que, plus souvent qu’autrement, j’abdique et je coupe le son). Bref, elle a mis un nom sur quelque chose que je vis en ce moment et qui éprouve mes nerfs.

Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Le deuil de la jeune maternité

Enfants en bas en âge

Il m’est infiniment difficile de me départir des choses qui ont servi à mes enfants. C’est pratiquement comme donner une partie de moi. Je peine à croire que les doudous qui ont réchauffé le coeur et les membres de mes bébés puissent quitter notre maison, que les jouets sur lesquels ils ont fait leurs dents sortent de nos vies, que la poussette qui les a trimballés ici et là soit entre les mains d’une autre maman.  Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Chers enfants, je peux m’imaginer vivre sans vous

Chers enfants, je peux m'imaginer vivre sans vous

Je trouve ça toujours étonnant d’entendre quelqu’un dire: je ne peux pas imaginer ma vie sans mes enfants. Il faudrait vraiment que l’on m’explique parce que j’ai beau aimer les miens à tout casser, je peux très bien m’imaginer sans. Surtout lorsque je viens de traverser une crise, comme à l’instant, qui a duré 90 minutes et qui a constitué autant d’occasions de me dire: reste calme, ça va passer, laisse couler, respire, ne pleure pas…. Alors oui, je peux très bien m’imaginer que ma vie ne tourne plus autour de deux jeunes personnes qui requièrent la quasi totalité de mon temps et de mes énergies. Et ça, c’est sans compter toutes les frictions que ça engendre dans mon couple, encore une chance que Christian et moi ayons une vision assez rapprochée de la parentalité/éducation.  Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Ou quand les bébés sont devenus grands

TAN_3160

Je pensais échapper au deuil d’une troisième grossesse. Dans le contexte où je souhaite sincèrement m’en tenir à deux enfants et que ce choix est pleinement assumé par mon amoureux, je ne comprends pas qu’il me soit si difficile de tourner la page sur une potentielle grossesse, non désirée de surcroît. Non seulement Ambre et Philibert me comblent déjà de bonheur, mais je ne crois plus avoir ce qu’il faut de patience et d’énergie pour revivre une grossesse et tout ce qui s’ensuit et, comme j’avance en âge, ça ne tendra pas à s’améliorer. Poursuivre la lecture

Sous mon toit

La gratitude Ambre, la gratitude

Chalet JCartier

Il y a des jours où je suis vraiment lasse de me buter à des enfants avares du jouet, du temps, de la sucrerie, de l’activité, de l’attention qu’ils n’ont pas. Mon amoureux et moi sommes très portés vers nos enfants et bien enclins à leur donner satisfaction en général. Nous ne manquons pas de les gaver d’amour et de présence et, en ce sens, je crois qu’il est légitime que nous aspirions à nous recentrer sur nos besoins de temps à autre. Pourtant, avoir une conservation entre adultes, que dis-je, échanger trois mots entre nous, est devenu improbable. Rouler en voiture sans se retourner une demi-douzaine de fois la minute l’est tout autant. Et je ne parle même pas de la fréquence à laquelle nous devons nous justifier de ne pas être agenouillés à leurs côtés à bricoler une tour ou une piste de course. Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Court le lion

Court le lionSans mentir, je dois avoir appris la version intégrale d’au moins une cinquantaine de chansons depuis que mes enfants ont vu le jour. J’étais sans me douter, au départ, de l’exercice de mémorisation que ça constituerait. Mais ça a ses avantage puisque je peux rouler Québec-Montréal sans que mon répertoire ne se recoupe, vivement d’ailleurs si l’on considère qu’il n’y a pas si longtemps encore, mon garçon, lui, pouvait les pleurer.  Poursuivre la lecture