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Sous mon toit

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Bill et Scarlett

bill-et-scarlettHier soir, tandis que j’entendais mon amoureux parler une seconde sur deux, soit au rythme où Philibert appuyait sur la fonction main libre du combiné, j’ai eu une prise de conscience. En mode monoparental depuis deux jours et tandis que j’assurais simultanément la gestion de mon riz frit et celle de mes enfants, je nous ai vu, mon amoureux et moi, de la même manière que je perçois le couple formé par Bill Murray et sa femme dans le film Lost in translation. Nous étions à des kilomètres physiques, vu la distance, et psychiques, vu le filtre du quotidien familial qui brouillait, voire inhibait, notre conversation. Poursuivre la lecture

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Cassis et Mélisse

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Je ne suis pas très douée pour orchestrer les vacances. C’est souvent à l’aube des congés que je me questionne tardivement sur ce que nous ferons, où et quand? La résultante cette année encore: une feuille de route bien maigre sinon que j’aie miraculeusement obtenue une nuitée à la chèvrerie Cassis et Mélisse. Une première expérience agrotouristique mémorable que je dois à mon amie Ange dont le compte Instagram m’a piqué d’envie. Comme quoi il n’est pas nécessaire de séjourner à des kilomètres pendant des jours pour être dépaysée. Poursuivre la lecture

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Communément appelé amour

Communément appelé AmourJe ne le dis pas souvent, pas plus au principal concerné qu’à mon entourage, mais j’ai un amoureux extraordinaire – ce qui ne m’empêche pas de lui trouver des défauts et de décrier certains de ses comportements parfois incorrigibles (peu importe ma promptitude à souligner en quoi un changement de sa part serait bénéfique). Il n’en demeure pas moins que j’ai une chance plutôt inouïe de partager ma vie avec un homme qui fait preuve d’une patience rare à mon endroit bien que, malgré une certaine douceur et un tempérament en apparence assez égal à lui-même, il m’arrive d’avoir, appelons un chat un chat, un sale caractère. Poursuivre la lecture

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Quand ça pique

ambreJ’aime mes enfants bien au-delà du raisonnable. Je crois même qu’ils sont las de m’entendre le leur répéter quotidiennement à une fréquence qui frôle le ridicule, mais il n’en demeure pas moins que je trouve parfois difficile et de longue haleine d’être une mère.  Poursuivre la lecture

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Être malade

Être maladeJ’ai été malade cette fin de semaine. Rien de bien alarmant, une simple intoxication alimentaire. Aussi inconfortable que j’aie été, je me porte déjà beaucoup mieux. Mais une nouvelle angoisse a vu le jour tandis que mon corps était secoué de spasmes au-dessus de ma cuvette. J’ai pensé au mari de la bonne amie de ma mère qui a tout juste reçu un diagnostic de cancer et j’ai eu peur à m’imaginer que cette souffrance puisse un jour devenir mienne. Que la chimiothérapie et les souffrances qui y sont associées soient une condition sine qua non de ma survie. Poursuivre la lecture

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Lorsqu’il fait noir

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Je n’aime pas cette prédisposition que j’ai à me sentir nerveuse le soir. Pas toujours, mais parfois. J’ai alors l’impression que tout tient à un fil. J’ai ou bien envie de me rouler en boule et de chercher le réconfort dans une combinaison de déni et de couvertures ou bien, à l’inverse, de m’épuiser à essayer de tout contrôler. Dans ce cas, je butine telle une abeille jusqu’à tomber d’épuisement. Je mets de l’ordre dans mon décor comme je voudrais parvenir à en mettre dans ma tête. Je transpose le souhait que j’ai de laver mes pensées de tout tracas en lavant mon plancher de toutes traces circulaires laissées par les gobelets non anti-fuites de mon garçon. Poursuivre la lecture

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Les larmes du lundi

Les larmes du lundi

Il n’y a pas un lundi matin où mon adorable fille ne pose pas ses grands yeux verts interrogateurs sur moi en me demandant: « Est-ce que c’est ce matin qu’on va chez Sophie? » CE matin. Il y a en pourtant plusieurs où elle va au service de garde. Quatre surs. Cinq probables. Poursuivre la lecture

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Ici. Maintenant.

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Je ne sais pas réellement qu’elle est la transformation qui s’opère tranquillement dans mon existence plutôt fidèle à elle-même, mais je me sens plus heureuse. Et bien que le mois de mars en est pratiquement à mi-parcours, je n’ai pas l’impression qu’il ne s’agisse que d’une histoire de fièvre du printemps. Il me semble que la vie me sourit, et à pleines dents. Je la sens et je la sais riche de promesses à mon endroit. Ce n’est peut-être, mais c’est déjà beaucoup, que le fait d’être enfin parvenue à savourer l’instant présent pour ce qu’il est. Bon, il me reste un travail colossal, voire abyssal, à faire dans quelques aspects de ma vie, mais j’ose croire que je suis sur la bonne voie. Poursuivre la lecture

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Je n’en sais trop rien…

Je n'en sais trop rienIl y a des jours où un sentiment de panique me gagne. Je me sens comme oppressée par tout ce que devrais connaître. J’ai l’impression d’avoir des siècles de rattrapage à faire. Un peu comme si, la veille d’un examen, j’ouvrais un livre pour la toute première fois, sans même connaître la matière à l’étude. Poursuivre la lecture