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Sous mon toit

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Anne-Marie

Anne_MarieMa grand-mère est l’une des personnes dont j’anticipe le plus le décès. Bien que je l’ai toujours aimé, je n’ai pas toujours craint qu’elle ne nous quitte et mon coeur ne s’est pas toujours serré à cette éventualité. Enfant, je l’appréciais comme on aime une grand-maman que l’on visite régulièrement et que l’on voit sans trop voir parce qu’une visite dominicale s’impose plus par routine que par choix, surtout à un âge où l’on se glisse dans la voiture sans même savoir on l’on va.  Poursuivre la lecture

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Court le lion

Court le lionSans mentir, je dois avoir appris la version intégrale d’au moins une cinquantaine de chansons depuis que mes enfants ont vu le jour. J’étais sans me douter, au départ, de l’exercice de mémorisation que ça constituerait. Mais ça a ses avantage puisque je peux rouler Québec-Montréal sans que mon répertoire ne se recoupe, vivement d’ailleurs si l’on considère qu’il n’y a pas si longtemps encore, mon garçon, lui, pouvait les pleurer.  Poursuivre la lecture

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« Wall of fame »

Mur de photo maisonIl y a quelque temps, j’ai reçu mes amies à la maison. Je m’étais portée volontaire pour être l’hôte de nos retrouvailles communes avec une amie de longue date exilée dans la Métropole depuis bon nombre d’années déjà. Nous ne l’avions pas vu depuis Mathusalem et nous étions donc folles de joie de nous réunir autour d’une table couronnée de la plus belle pavlova qui soit, quoi qu’en ait pensé son auteure, découragée par un léger affaissement. Poursuivre la lecture

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Le premier jour du reste de ma vie

Au Pied LevéJe me suis couchée hier soir tellement prompte à la joie. Après avoir écouté un épisode de Di Stasio portant sur le bien-être, j’avais l’impression d’avoir trouvé le chemin de la paix intérieure. Un café blanc plus tard, je sombrais dans le sommeil l’esprit en fête en pensant à tout ce que ferais/cuisinerais aujourd’hui dans le but de tendre vers une meilleure version de moi, de celle qui transpire la paix et l’épanouissement. Mais voilà, je me suis réveillée affublée d’un mal de tête et toujours aux prises avec un rhume qui maîtrise à merveille l’art de me laisser croire qu’il tire à sa fin sans que ce ne soit jamais le cas. Je ne sais pas à quel moment exactement j’ai perdu la foi en ma capacité à faire de ma matinée quelque chose de révolutionnaire, mais c’est possible que ce soit lorsque j’ai perdu celle que j’avais de me faire entendre de mes enfants qui semblaient hautement indifférents au fait que ma grande manquerait éventuellement l’autobus jaune devant la conduire à sa sortie préscolaire. Poursuivre la lecture

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Il reste combien de dodos?

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Je suis une meilleure maman pour mes enfants dans un autre cadre que celui de la maison. Aussi familière, rassurante et confortable qu’elle soit, notre maison demeure le théâtre de notre quotidien. Entre les repas, la lessive et les corvées ménagères, je ne parviens pas à détacher complètement mon esprit de ce que je pourrais faire ou de ce que je ferai dès que j’en aurai la chance. Pourtant, je sais que la chance c’est d’être aux côtés d’Ambre et de Philibert, qu’il me faudrait chérir et saisir chaque opportunité que j’aie de me nourrir de leur jeunes et adorables personnes parce que le temps passe vite, déboule même. Poursuivre la lecture

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Ce que je peux les aimer

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Je suis très fière de chacun des membres de ma famille. 

Je suis fière de mon homme qui parvient encore à me surprendre après toutes ces années à mes côtés, notamment parce que depuis plus de deux ans déjà, il me fait savoir pourquoi il m’aime tous les lundis (une routine visant à rendre les lundis moins « lundis ») sans jamais, ou presque, avoir dit deux fois la même chose. Mais ce n’est pas là le plus surprenant, le plus surprenant c’est qu’il ne m’a jamais laissé entendre qu’il était lasse de se prêter à ce caprice de ma part et qu’il ne me demande pas pourquoi je l’aime en retour. Je trouve que ça en dit long sur sa générosité, sa créativité, sa patience, son altruisme, son amour, sa confiance… Poursuivre la lecture

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Suspendre le temps

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Il y a de ces moments que l’on voudrait voir s’étirer. La soirée que mes amis et moi avons partagée à la ferme agrotouristique Au Pied Levé est de ceux-là. Je me rappelle avoir regardé ma montre à plusieurs reprises histoire de me rassurer, de m’assurer que nous avions toujours du temps à partager. Poursuivre la lecture

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Silence radio

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Je voudrais pouvoir taire la voix dans ma tête qui parvient trop souvent à me faire croire que je n’ai rien de bien intéressant à dire, que je ne suis pas plus drôle que pertinente. C’est d’ailleurs pour cette raison que je me tourne vers l’écriture. De un, parce que ça me donne le loisir de mieux contrôler mon discours, de deux, parce qu’il est plus facile pour moi d’imaginer quiconque interrompre sa lecture que de me demander de me taire. Poursuivre la lecture

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Bill et Scarlett

bill-et-scarlettHier soir, tandis que j’entendais mon amoureux parler une seconde sur deux, soit au rythme où Philibert appuyait sur la fonction main libre du combiné, j’ai eu une prise de conscience. En mode monoparental depuis deux jours et tandis que j’assurais simultanément la gestion de mon riz frit et celle de mes enfants, je nous ai vu, mon amoureux et moi, de la même manière que je perçois le couple formé par Bill Murray et sa femme dans le film Lost in translation. Nous étions à des kilomètres physiques, vu la distance, et psychiques, vu le filtre du quotidien familial qui brouillait, voire inhibait, notre conversation. Poursuivre la lecture

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Cassis et Mélisse

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Je ne suis pas très douée pour orchestrer les vacances. C’est souvent à l’aube des congés que je me questionne tardivement sur ce que nous ferons, où et quand? La résultante cette année encore: une feuille de route bien maigre sinon que j’aie miraculeusement obtenue une nuitée à la chèvrerie Cassis et Mélisse. Une première expérience agrotouristique mémorable que je dois à mon amie Ange dont le compte Instagram m’a piqué d’envie. Comme quoi il n’est pas nécessaire de séjourner à des kilomètres pendant des jours pour être dépaysée. Poursuivre la lecture