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Sous mon toit

Sous mon toit

Quelque chose se trame…

surprise

Il me semble que je suis toujours entrain de courir après quelque chose, sans trop savoir quoi. Je sais que les fondements de mon bonheur sont pourtant tous au rendez-vous ou presque. Ma famille et moi avons tout le nécessaire pour nous poser et apprécier ce que l’on a. Lorsqu’on a la santé déjà… Poursuivre la lecture

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Ou quand les bébés sont devenus grands

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Je pensais échapper au deuil d’une troisième grossesse. Dans le contexte où je souhaite sincèrement m’en tenir à deux enfants et que ce choix est pleinement assumé par mon amoureux, je ne comprends pas qu’il me soit si difficile de tourner la page sur une potentielle grossesse, non désirée de surcroît. Non seulement Ambre et Philibert me comblent déjà de bonheur, mais je ne crois plus avoir ce qu’il faut de patience et d’énergie pour revivre une grossesse et tout ce qui s’ensuit et, comme j’avance en âge, ça ne tendra pas à s’améliorer. Poursuivre la lecture

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La gratitude Ambre, la gratitude

Chalet JCartier

Il y a des jours où je suis vraiment lasse de me buter à des enfants avares du jouet, du temps, de la sucrerie, de l’activité, de l’attention qu’ils n’ont pas. Mon amoureux et moi sommes très portés vers nos enfants et bien enclins à leur donner satisfaction en général. Nous ne manquons pas de les gaver d’amour et de présence et, en ce sens, je crois qu’il est légitime que nous aspirions à nous recentrer sur nos besoins de temps à autre. Pourtant, avoir une conservation entre adultes, que dis-je, échanger trois mots entre nous, est devenu improbable. Rouler en voiture sans se retourner une demi-douzaine de fois la minute l’est tout autant. Et je ne parle même pas de la fréquence à laquelle nous devons nous justifier de ne pas être agenouillés à leurs côtés à bricoler une tour ou une piste de course. Poursuivre la lecture

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Pour elle

Pour elle J’avais 12 ans lorsque, pour la toute première fois, on m’a sensibilisé à la potentielle fin du monde. Je dis « potentielle », mais le scientifique figurant dans le documentaire qui m’était présenté dans le gymnase de mon école primaire, lui, a dit inéluctable. Il avait comparé la situation à l’écrasement d’un avion dans lequel les passagers n’auraient toujours pas cédé à la panique. Il a dit que le réveil de l’humanité était trop tardif. C’était en 1996.

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Partie remise

Clement

Je ne me suis pas permise de te faire un câlin traduisant toute l’affection que j’avais pour toi la dernière fois où l’on s’est vu. Pourtant je me doutais qu’il était probable que je n’ai plus la chance de t’en faire un quelconque autre par la suite. Mais je n’ai pas osé. Par pudeur, parce que je me disais que des adieux ne se font pas comme ça, sur le pas de la porte après avoir joué au Charlemagne, surtout, parce que je ne pouvais le faire d’aucune manière qui ne t’aurait pas rappelée l’inéluctable suite. Je m’en suis remise à tort à un demain qui ne s’est jamais avéré. Poursuivre la lecture

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TDA

tdaOn m’a diagnostiqué, avant même la naissance de mes enfants, un trouble déficitaire de l’attention. Je ne sais pas exactement pour quelle raison, mais je n’y ai pas cru alors, et ce, malgré la verve du psychologue, docteur en diagnostic, qui me l’annonçait. Il m’avait alors donné le devoir, le conseil devrais-je dire, de me renseigner sur la chose pour apprendre à vivre avec. Je me rappelle l’avoir fait, mais que mes recherches m’aient conduit sur des symptômes dépeignant de manière quasi caricaturale une personne que je n’étais pas. Je me doutais que c’était plausible, d’une part parce que ce nouveau diagnostic n’était pas posé par Pierre-Jean-Jacques, mais également parce qu’il y avait effectivement des rapprochements à faire entre moi et le fruit de mes lectures. N’en demeure pas moins qu’il me semblait que c’était moins grossier dans mon cas, que je n’étais pas cette caricature étourdie et dissipée qu’on évoquait, du moins était-ce l’impression que j’en ai eu à ce moment-là. Poursuivre la lecture

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Anne-Marie

Anne_MarieMa grand-mère est l’une des personnes dont j’anticipe le plus le décès. Bien que je l’ai toujours aimé, je n’ai pas toujours craint qu’elle ne nous quitte et mon coeur ne s’est pas toujours serré à cette éventualité. Enfant, je l’appréciais comme on aime une grand-maman que l’on visite régulièrement et que l’on voit sans trop voir parce qu’une visite dominicale s’impose plus par routine que par choix, surtout à un âge où l’on se glisse dans la voiture sans même savoir on l’on va.  Poursuivre la lecture

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Court le lion

Court le lionSans mentir, je dois avoir appris la version intégrale d’au moins une cinquantaine de chansons depuis que mes enfants ont vu le jour. J’étais sans me douter, au départ, de l’exercice de mémorisation que ça constituerait. Mais ça a ses avantage puisque je peux rouler Québec-Montréal sans que mon répertoire ne se recoupe, vivement d’ailleurs si l’on considère qu’il n’y a pas si longtemps encore, mon garçon, lui, pouvait les pleurer.  Poursuivre la lecture

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« Wall of fame »

Mur de photo maisonIl y a quelque temps, j’ai reçu mes amies à la maison. Je m’étais portée volontaire pour être l’hôte de nos retrouvailles communes avec une amie de longue date exilée dans la Métropole depuis bon nombre d’années déjà. Nous ne l’avions pas vu depuis Mathusalem et nous étions donc folles de joie de nous réunir autour d’une table couronnée de la plus belle pavlova qui soit, quoi qu’en ait pensé son auteure, découragée par un léger affaissement. Poursuivre la lecture

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Le premier jour du reste de ma vie

Au Pied LevéJe me suis couchée hier soir tellement prompte à la joie. Après avoir écouté un épisode de Di Stasio portant sur le bien-être, j’avais l’impression d’avoir trouvé le chemin de la paix intérieure. Un café blanc plus tard, je sombrais dans le sommeil l’esprit en fête en pensant à tout ce que ferais/cuisinerais aujourd’hui dans le but de tendre vers une meilleure version de moi, de celle qui transpire la paix et l’épanouissement. Mais voilà, je me suis réveillée affublée d’un mal de tête et toujours aux prises avec un rhume qui maîtrise à merveille l’art de me laisser croire qu’il tire à sa fin sans que ce ne soit jamais le cas. Je ne sais pas à quel moment exactement j’ai perdu la foi en ma capacité à faire de ma matinée quelque chose de révolutionnaire, mais c’est possible que ce soit lorsque j’ai perdu celle que j’avais de me faire entendre de mes enfants qui semblaient hautement indifférents au fait que ma grande manquerait éventuellement l’autobus jaune devant la conduire à sa sortie préscolaire. Poursuivre la lecture