Tous les articles par

Martine

Sous mon toit

Il y a de la farine sur le sofa

FarineMa fille est étonnante à bien des égards. Je le dis souvent, mais je vois davantage en elle une adolescente qu’une enfant. Elle est d’ailleurs fascinée par cette phase de la vie. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps encore, elle me questionnait continuellement sur l’âge des jeunes personnes qui croisaient notre route où qui se trouvaient sur nos écrans. Est-ce que la grande fille est une ado? Le nombre de fois où j’ai entendu cette question frôle le surnaturel. Maintenant qu’elle les repère et les classe aisément elle-même dans les cases « ado » ou « jeune adulte », cette question est devenue désuète chez-nous.  Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Enough is enough

Enough

Une jeune auteure dernièrement reçue à l’émission Plus on est de fous plus on lit, en faisant référence à une récente démarche professionnelle, a abordé le concept d’escalade d’engagement. Une notion qui m’était jusque-là étrangère mais qui n’a pas manqué d’attirer mon attention même si j’étais au boulot et que j’avais franchement d’autre chats à fouetter (j’essaie de me garder informée en travaillant mais j’avoue que, plus souvent qu’autrement, j’abdique et je coupe le son). Bref, elle a mis un nom sur quelque chose que je vis en ce moment et qui éprouve mes nerfs.

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Sous mon toit

Après toi

Après toiJ’ai posé ma peine sur bon nombre de sièges d’autobus. Comme si le 801, le 7 ou le 377 étaient le sanctuaire du vide que tu avais laissé et qui se matérialisait dans mon reflet aux joues creuses, soir après soir. Je n’aurais pas cru que l’on puisse souffrir à ce point d’un amour avorté, par choix qui plus est. Je me rappelle notre tête-à-tête improvisé dans l’éclairage trop orangé de la cuisine ce soir-là. Plus tôt, tu avais quitté la maison sans plus d’égard pour moi que pour le paillasson de l’entrée.

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Entre 4 murs

La seconde chambre de Philibert

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Je suis tellement enthousiaste d’enfin partager une pièce de notre nouvelle maison. Un bungalow des années soixante qui, à notre arrivée, était figé dans le temps. À la différence de notre première propriété, nous ne nous sommes pas tant éloignés de la version originale des pièces pour autant, d’une part par considération économique, mais surtout par considération environnementale.  Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Le deuil de la jeune maternité

Enfants en bas en âge

Il m’est infiniment difficile de me départir des choses qui ont servi à mes enfants. C’est pratiquement comme donner une partie de moi. Je peine à croire que les doudous qui ont réchauffé le coeur et les membres de mes bébés puissent quitter notre maison, que les jouets sur lesquels ils ont fait leurs dents sortent de nos vies, que la poussette qui les a trimballés ici et là soit entre les mains d’une autre maman.  Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Paloma et Oda Mae

PoulesIl n’y a pas si longtemps, mon amoureux et moi sommes allés à Neuville, un soir de semaine, avec les enfants. Nous avions enfin trouvé un poulailler à la hauteur de nos attentes et jugions qu’il valait le détour malgré la ritournelle classique vaisselle-bain-dodo; nos recherches étant orientées autour d’un produit de seconde main, les options n’abondaient pas et mieux valait saisir cette chance. Comme nous n’avons jamais eu de poules ici et que nous savons pas trop si notre projet s’apparente davantage à une tocade qu’à un engouement réel, nous n’avions pas du tout envie d’investir dans un poulailler neuf. De toute façon, le neuf aujourd’hui… Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Chers enfants, je peux m’imaginer vivre sans vous

Chers enfants, je peux m'imaginer vivre sans vous

Je trouve ça toujours étonnant d’entendre quelqu’un dire: je ne peux pas imaginer ma vie sans mes enfants. Il faudrait vraiment que l’on m’explique parce que j’ai beau aimer les miens à tout casser, je peux très bien m’imaginer sans. Surtout lorsque je viens de traverser une crise, comme à l’instant, qui a duré 90 minutes et qui a constitué autant d’occasions de me dire: reste calme, ça va passer, laisse couler, respire, ne pleure pas…. Alors oui, je peux très bien m’imaginer que ma vie ne tourne plus autour de deux jeunes personnes qui requièrent la quasi totalité de mon temps et de mes énergies. Et ça, c’est sans compter toutes les frictions que ça engendre dans mon couple, encore une chance que Christian et moi ayons une vision assez rapprochée de la parentalité/éducation.  Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Arrivée à Paris à 9 h 18 heure locale

BoulogneJe m’ennuie d’être dépaysée. D’avoir un sac à dos trois fois trop lourd et trop gros pour moi pendant que je trace un itinéraire au gré de mes envies, de mon maigre budget surtout, en Italie par exemple. Ou de cette fois où je suis allée rejoindre mon amoureux en France avec, pour prétexte, un stage en édition. Je me trouvais absolument incroyable de prendre l’avion seule. En fait, je le prenais avec James Blunt qui, depuis trois mois me répétait en boucle, soit depuis le départ de Christian, que j’étais belle.  Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Quelque chose se trame…

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Il me semble que je suis toujours entrain de courir après quelque chose, sans trop savoir quoi. Je sais que les fondements de mon bonheur sont pourtant tous au rendez-vous ou presque. Ma famille et moi avons tout le nécessaire pour nous poser et apprécier ce que l’on a. Lorsqu’on a la santé déjà… Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Ou quand les bébés sont devenus grands

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Je pensais échapper au deuil d’une troisième grossesse. Dans le contexte où je souhaite sincèrement m’en tenir à deux enfants et que ce choix est pleinement assumé par mon amoureux, je ne comprends pas qu’il me soit si difficile de tourner la page sur une potentielle grossesse, non désirée de surcroît. Non seulement Ambre et Philibert me comblent déjà de bonheur, mais je ne crois plus avoir ce qu’il faut de patience et d’énergie pour revivre une grossesse et tout ce qui s’ensuit et, comme j’avance en âge, ça ne tendra pas à s’améliorer. Poursuivre la lecture