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Martine

Entre 4 murs

Arrivée à Paris à 9 h 18 heure locale

BoulogneJe m’ennuie d’être dépaysée. D’avoir un sac à dos trois fois trop lourd et trop gros pour moi pendant que je trace un itinéraire au gré de mes envies, de mon maigre budget surtout, en Italie par exemple. Ou de cette fois où je suis allée rejoindre mon amoureux en France avec, pour prétexte, un stage en édition. Je me trouvais absolument incroyable de prendre l’avion seule. En fait, je le prenais avec James Blunt qui, depuis trois mois me répétait en boucle, soit depuis le départ de Christian, que j’étais belle.  Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Quelque chose se trame…

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Il me semble que je suis toujours entrain de courir après quelque chose, sans trop savoir quoi. Je sais que les fondements de mon bonheur sont pourtant tous au rendez-vous ou presque. Ma famille et moi avons tout le nécessaire pour nous poser et apprécier ce que l’on a. Lorsqu’on a la santé déjà… Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Ou quand les bébés sont devenus grands

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Je pensais échapper au deuil d’une troisième grossesse. Dans le contexte où je souhaite sincèrement m’en tenir à deux enfants et que ce choix est pleinement assumé par mon amoureux, je ne comprends pas qu’il me soit si difficile de tourner la page sur une potentielle grossesse, non désirée de surcroît. Non seulement Ambre et Philibert me comblent déjà de bonheur, mais je ne crois plus avoir ce qu’il faut de patience et d’énergie pour revivre une grossesse et tout ce qui s’ensuit et, comme j’avance en âge, ça ne tendra pas à s’améliorer. Poursuivre la lecture

Sous mon toit

La gratitude Ambre, la gratitude

Chalet JCartier

Il y a des jours où je suis vraiment lasse de me buter à des enfants avares du jouet, du temps, de la sucrerie, de l’activité, de l’attention qu’ils n’ont pas. Mon amoureux et moi sommes très portés vers nos enfants et bien enclins à leur donner satisfaction en général. Nous ne manquons pas de les gaver d’amour et de présence et, en ce sens, je crois qu’il est légitime que nous aspirions à nous recentrer sur nos besoins de temps à autre. Pourtant, avoir une conservation entre adultes, que dis-je, échanger trois mots entre nous, est devenu improbable. Rouler en voiture sans se retourner une demi-douzaine de fois la minute l’est tout autant. Et je ne parle même pas de la fréquence à laquelle nous devons nous justifier de ne pas être agenouillés à leurs côtés à bricoler une tour ou une piste de course. Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Pour elle

Pour elle J’avais 12 ans lorsque, pour la toute première fois, on m’a sensibilisé à la potentielle fin du monde. Je dis « potentielle », mais le scientifique figurant dans le documentaire qui m’était présenté dans le gymnase de mon école primaire, lui, a dit inéluctable. Il avait comparé la situation à l’écrasement d’un avion dans lequel les passagers n’auraient toujours pas cédé à la panique. Il a dit que le réveil de l’humanité était trop tardif. C’était en 1996.

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La tablée

Soupe arc-en-ciel

Soupe arc-en-ciel

Lorsque j’ai fait cette soupe le week-end dernier, il y a un moment où mon oeil s’est franchement réjouit au-dessus de la casserole. Je me suis même surprise à appeler mes enfants pour qu’ils viennent apprécier le joli spectre de couleur que j’avais devant les yeux. Je dirais qu’ils n’ont pas saisi l’intérêt, mais moi, je venais de baptiser cette soupe. Poursuivre la lecture

Sous mon toit

Partie remise

Clement

Je ne me suis pas permise de te faire un câlin traduisant toute l’affection que j’avais pour toi la dernière fois où l’on s’est vu. Pourtant je me doutais qu’il était probable que je n’ai plus la chance de t’en faire un quelconque autre par la suite. Mais je n’ai pas osé. Par pudeur, parce que je me disais que des adieux ne se font pas comme ça, sur le pas de la porte après avoir joué au Charlemagne, surtout, parce que je ne pouvais le faire d’aucune manière qui ne t’aurait pas rappelée l’inéluctable suite. Je m’en suis remise à tort à un demain qui ne s’est jamais avéré. Poursuivre la lecture

Sous mon toit

TDA

tdaOn m’a diagnostiqué, avant même la naissance de mes enfants, un trouble déficitaire de l’attention. Je ne sais pas exactement pour quelle raison, mais je n’y ai pas cru alors, et ce, malgré la verve du psychologue, docteur en diagnostic, qui me l’annonçait. Il m’avait alors donné le devoir, le conseil devrais-je dire, de me renseigner sur la chose pour apprendre à vivre avec. Je me rappelle l’avoir fait, mais que mes recherches m’aient conduit sur des symptômes dépeignant de manière quasi caricaturale une personne que je n’étais pas. Je me doutais que c’était plausible, d’une part parce que ce nouveau diagnostic n’était pas posé par Pierre-Jean-Jacques, mais également parce qu’il y avait effectivement des rapprochements à faire entre moi et le fruit de mes lectures. N’en demeure pas moins qu’il me semblait que c’était moins grossier dans mon cas, que je n’étais pas cette caricature étourdie et dissipée qu’on évoquait, du moins était-ce l’impression que j’en ai eu à ce moment-là. Poursuivre la lecture

La tablée

Croquettes de thon et patates douces

Croquettes de thon et patates douces

Je ne sais pas si c’est le temps qui travestit mes souvenirs, mais il me semble que j’ai mangé très souvent des croquettes de poisson en bas âge. Ce n’était pas un problème pour moi qui les adoraient, surtout sous une montagne de ketchup, mais encore fallait-il qu’elles soient rondes. Non pas parce que leur forme circulaire ravissait davantage mon oeil que les bâtonnets, mais parce que celles-ci, contrairement aux autres, était faites à partir de purée de pomme de terre. Poursuivre la lecture

La tablée

Beurre de pomme aux pruneaux (sans sucre ajouté)

Beurre de pomme aux pruneaux

Sans être obsédée par l’apport calorifique et nutritionnel des aliments, j’y porte une attention assez constante et je tâche de faire des choix qui soient sains pour notre famille. Cela dit, ces derniers temps, je me suis surprise à faire preuve d’un lâcher-prise qui nous aura valu certains extras dans le garde-manger. Je ne suis pas allée jusqu’à acheter du Nutella (l’incarnation du mal selon moi), mais disons que j’ai donné dans le sel et le sucre ajouté avec un certain détachement. Il m’apparait maintenant opportun, avec l’arrivée de l’automne, de retrouver une certaine discipline, mais pas au prix d’une perte de plaisir, mes enfants ne me le pardonneraient pas. Ce beurre de pomme, qu’ils mangeaient à la cuillère tel de la crème glacée, est un premier pas dans la bonne direction.
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