Sous mon toit

Tu ne m’as pas juste déplue 2020

2020v2 Je viens tout juste de retrouver ce billet que j’ai écris en début d’année 2020 et qui, faute de temps, n’a jamais publié. C’est quasiment incroyable comme la vie a changée depuis. Il n’y a pas si longtemps encore, je me noyais littéralement dans mon quotidien, à la recherche d’une bouffée d’oxygène qui ne venait jamais, au figuré du moins.  Alors si on m’avait dit à l’époque que, d’une semaine à l’autre, le temps abonderait, pour moi comme pour tout le monde d’ailleurs, jamais je ne l’aurai cru…

Je pourrais difficilement compter le nombre de « cerises sur la sundae » qui a ponctué mon quotidien, notamment professionnel, en 2019. En cette nouvelle année, je souhaite naviguer en eaux plus calmes, cultiver la paix et la quiétude comme si Streliski n’avait pas gagné que mes oreilles, mais ma vie entière. Pour la première fois, j’ai envie de me donner le droit de balayer du revers de la main toutes ces choses qui jusqu’ici me paraissaient essentielles : bien manger, être active, avoir une maison propre et ordonnée…

J’espère marquer un tournant en m’allouant du temps de qualité sans impératif de rentabilité, de productivité et sans culpabilité, surtout. Je veux notamment me donner le droit de prendre du temps loin de chéri et des enfants ; je crois pouvoir affirmer hors de tout doute que je ne les ai pas quitté plus de 24 heures consécutives depuis la naissance de Ambre qui fêtera son huitième anniversaire cet été (hormis pour prendre part à une télé-réalité réno/déco, mais ça c’est une autre histoire…). Je suis littéralement au garde à vous depuis leur naissance, je n’ai pas faillie depuis que je les ai allaités en prétendant que leur vie dépendait exclusivement de mon sein et de ma promptitude à le leur offrir à tout heure du jour ou de la nuit.

C’est fou ce que l’on peut en venir à exiger de soi-même avec la maternité, comme on en vient à faire abstraction de ses besoins pour le bénéficie d’autrui. Comment on peut en venir, par exemple, à penser que de passer la fin de semaine à écouter des Woody Allen ferait de soi un monstre de paresse et d’égoïsme…

Bien qu’il soit quasi impossible de prendre un peu de distance par rapport aux miens ces jours-ci, j’en ressens tellement moins l’envie. Jongler est devenu beaucoup plus simple, d’autant qu’il m’apparait de moins en moins important de jongler. En fait, j’ai délaissé tellement de choses cette année que je peinerais à les compter s’il le fallait. Et vivement d’ailleurs.

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