Sous mon toit

Ode au dimanche

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Je contemple cette vue tous les matins, mais je m’y attarde davantage le dimanche.

 

J’ai longtemps détesté le dimanche. Journée morne par excellence associée à l’obligation de s’économiser et d’organiser, lundi étant demain. D’ailleurs, les fluctuations de mes humeurs hebdomadaires ont toujours été en décalage; je me réjouissais du jeudi comme d’autres du vendredi et je démonisais le dimanche comme la plupart démonisent le lundi. 

Étonnamment, j’aime désormais le dimanche pour ce que je lui reprochais, il n’y a pas si longtemps encore. Si le samedi est un enchaînement effréné de courses, de sorties et d’activités (qui, en ça, me rappelle la semaine), le dimanche est une journée pour prendre le temps. Prendre le temps de se réveiller tranquillement et de porter un regard attendri sur les enfants qui déambulent au gré de leurs envies et non des dictats d’un horaire orchestré à la minute.

Cette journée n’en demeure pas moins ponctuée de tâches ménagères, mais chacune d’elles représente une nouvelle occasion de s’amuser, en toute quiétude et en pyjama. Faire le ménage en écoutant de la musique, repasser une pile de chemises en savourant un thé vert, cuisiner en amoureux ou plier le linge en famille sont autant d’exemples. La tâche persiste, mais la morosité abdique.

Le « savoir-vivre », que j’associais jusqu’ici à la politesse et aux bonnes manières, devient aujourd’hui une quête, celle de « savoir-vivre l’instant », de l’apprécier tel qu’il est.

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